Recherche avancée
Votre panier >> Identification >> Livraison >> Mode paiement >> Commentaire
Piété filiale




Nous contacter
Auteur :Jean-Claude Didelot

ROC - www.serviam.net - 01 janvier au 07 janvier 2004
Regard chrétien sur le cinéma et la télévision
Piété filiale
Jean-Claude Didelot quitte la navigation au long cours pour fonder l'association ¬ęLes Enfants du M√©kong¬Ľ, avec Ren√© P√©chard. Il lui succ√©dera √† la pr√©sidence en 1968. En 2001, amen√© √† d√©missionner des Enfants du M√©kong, il cr√©e l'Institut du Fleuve, en m√™me temps que les Editions du Jubil√©.

René Péchard avait créé, dès 1960, au Laos, une association pour la protection de l'enfance. Le livre est une passionnante relation de sa vie mouvementée, des difficultés dans lesquelles il s'est débattu jusqu'à sa mort en 1976, puis de la vie de l'association et de l'action de J.-C. Didelot pour les jeunes Asiatiques. Il raconte comment les jeunes, fuyant leur pays après la mainmise communiste sur le Sud Vietnam, sont accueillis, aimés. A l'exemple de son prédécesseur, il se consacre à eux.

A travers ces M√©moires J. -C.Didelot nous fait conna√ģtre un homme exceptionnel par la profondeur de sa foi et la fa√ßon dont il a appliqu√©, pendant toute sa vie, l'enseignement : ¬ęAime ton prochain comme toi m√™me.¬Ľ Il a connu Ren√© P√©chard, pour avoir non seulement v√©cu et Ň?uvr√© avec lui, mais aussi m√©dit√© ses √©crits et ses paroles. Cet homme reste pour Didelot un mod√®le, et c'est afin de poursuivre son Ň?uvre, avec le m√™me but, qu'il a lui-m√™me consacr√© sa vie √† ces jeunes Asiatiques que la guerre avait priv√©s du soutien d'une famille, ou dont la mis√®re brisa l'avenir. L'action de ces hommes (le h√©ros du livre et son auteur) m√©rite d'√™tre connue. Aussi conseillons-nous √† tous de lire et faire lire cet ouvrage.
 

Livres Hebdo - 14 mai 2004
Hebdomadaire. Information littéraire
Le Jubilé selon Jean-Claude Didelot
Dans un livre-souvenir, l'√©diteur Jean-Claude Didelot √©voque une rencontre d√©terminante dans sa vie personnelle et professionnelle. On connaissait Jean-Claude Didelot, √©diteur chez Hachette depuis 1968, o√Ļ il a, entre autres activit√©s, fond√© les √©ditions du Sarment en 1979. Sp√©cialis√©es en religion, elles ont √©t√© abrit√©es par Fayard. Aujourd'hui √† la retraite, il Ň?uvre toujours dans l'√©dition, mais hors des grands groupes, m√™me si sa maison, les √©ditions du Jubil√©, est diffus√©e par Hachette. En 2001, ann√©e de son d√©part du groupe, il a fond√© cette structure qui regroupe quatre d√©partements : Le Sarment, repris √† Fayard en 2002 (livres chr√©tiens inspir√©s de l'Evangile), Enfants du fleuve (des livres sur les jeunes), Asie (des ouvrages sur un continent qu'il conna√ģt bien) et D√©veloppement (action humanitaire). Pi√©t√© filiale. Des certitudes √† la foi avec Ren√© P√©chard, un livre que signe Jean-Claude Didelot, est le premier de ce d√©partement et en donne le ton. L'√©diteur y raconte un parcours professionnel et personnel sous-tendu par la foi et l'action humanitaire, et tr√®s fortement marqu√© par sa rencontre avec un homme hors du commun qui lui a inspir√© cette ¬ę pi√©t√© filiale ¬Ľ : Ren√© P√©chard, une personne, une personne qui, par-del√† une vie tourment√©e en Asie, s‚??est litt√©ralement battue pour les enfants du Sud-Est asiatique, jusqu'√† sa mort en 1988. En 1968, pendant que Ren√© P√©chard fonde avec Jean-Claude Didelot l'association pour la Protection de l'enfance au Laos (devenue ensuite Les enfants du M√©kong, pr√©sid√© par Jean-Claude Didelot lui-m√™me), l'√©diteur, originaire d'une famille bourgeoise, ancien officier au long cours, entre chez Hachette o√Ļ l'attend une prometteuse carri√®re de ¬ęcadre dynamique¬Ľ. Il la m√®ne sans renoncer √† son action personnelle, souvent √©paul√©, se souvient-il, par la Fondation Hachette pour ses actions humanitaires, et r√©guli√®rement soutenu par Claude Durand, PDG de Fayard, √† qui, dit-il, il doit beaucoup. Les circonstances douloureuses qui ont pr√©c√©d√©, et provoqu√© la fondation des √©ditions du Sarment en 1979 au sein d'Hachette, sont ici relat√©es, rappelant un parcours d'√©diteur parfaitement atypique. Le livre se pr√©sente sous la forme d'un dialogue: des propos de Ren√© P√©chard, imprim√©s en italique, sont entrelac√©s avec un texte de Jean-Claude Didelot qui commente et enrichit le propos. Un c√©d√©rom riche d'environ cinq cents documents permet de prolonger ce texte. Anne Favier Ed. du Jubil√©, 8, villa Poirier, 75015 Paris. T√©l. : 0153580607, fax: 0153580608, m√©l: contact@editionsdujubik.com, site: www. Edtionsdujubi√Įe. Corn  

L'Homme Nouveau - 4 juillet 2004
Bimensuel catholique

¬ę Chaque rencontre s'enracine dans des souvenirs dont les ramifications en croisent d'autres qui ont peu √† peu tiss√© notre histoire. ¬Ľ Par cette phrase du chapitre intitul√© √† juste titre Nunc Dimittis, Jean-Claude Didelot a r√©sum√© tout le sens de son Ň?uvre de pi√©t√© filiale envers Ren√© P√©chard. Homme de souffrance mais de conviction aussi, et d'esp√©rance, homme hors du commun dont la vie fut faite de d√©vouement. Celui-ci le portera √† fonder l‚??Ň?uvre maintenant bien connue des ¬ę Enfants du M√©kong ¬Ľ. Ce livre n'est pas une biographie, mais un t√©moignage. T√©moignage de tout ce que la vie, les √©crits, l‚??Ň?uvre de Ren√© P√©chard ont pu apporter √† l'auteur. Les destin√©es des deux hommes s'entrem√™lent. Une profonde affection, un lien spirituel, mais aussi un pass√© commun lourd d'√©preuves, les unissent pour l'√©ternit√©. Des pages emplies de souffrances de toutes natures, mais aussi d'espoir et d'efforts constants, parfois difficiles, pour faire vivre et survivre cet espoir. A.C. √?ditions du Jubil√©, 2004, 384p., 20 ‚?¨  

Le Figaro Magazine - 5 juin 2004

Un pont vers l'Asie
C'est l'histoire d'un homme qui pourrait √™tre le h√©ros d'un film de Schoendoerffer, un ancien r√©prouv√© des guerres contemporaines qui √©choue √† Vientiane (Laos). L√†, √©tabli comme dentiste, P√©chard prend conscience de la mis√®re des enfants. Entre la France et l'Asie du Sud-Est, il √©tablit alors de fragiles passerelles qui deviendront un robuste pont de la solidarit√© : Enfants du M√©kong, ONG prim√©e notamment par le prix des Droits de l'homme. Au mitan des ann√©es 70, le drame des boat people et son cort√®ge de r√©fugi√©s fuyant la terreur communiste donneront raison √† Ren√© P√©chard. Rentr√© en France, il renforce son association, ouvrant des foyers, multipliant les parrainages. A cet homme modeste, des milliers de jeunes Asiatiques n'ont pu t√©moigner leur reconnaissance qu'en lui donnant un surnom : ¬ę Tonton ¬Ľ. L'auteur Jean-Claude Didelot, qui fut √† ses c√īt√©s √† la t√™te d'Enfants du M√©kong, va plus loin en d√©crivant aussi pr√©cis√©ment que possible la personnalit√© de P√©chard et l'histoire de l'association. Les hommages s'entrem√™lent : celui rendu √† une personnalit√© m√©connue et ceux rendus √† une terre, le Vietnam, et √† ses fils, auxquels les deux hommes ont tant donn√© et dont ils ont tant re√ßu. Etienne de Montety. Jean-Claude Didelot,PIETE FILIALE 3521606, √©ditions du Jubil√©, 380 p., 20 ‚?¨.  

France Catholique - 7 mai 2004
Hebdomadaire catholique
Jean Claude Didelot dans la sillage de René Péchard
Ce 7 mai 2004 aux Invalides, le pr√©sident de la R√©publique a rendu l'hommage de la nation aux morts et combattants de Di√™n Bi√™n Phu, d√©faite h√©ro√Įque de la France de 1954 au Vietnam. Certains y voyaient la fin d'une guerre, alors que s'annon√ßait en fait, pour toute l'Indochine, un demi-si√®cle de combats atroces, de dictature totalitaire, de g√©nocide... Un personnage m√©connu -Ren√© P√©chard - a travers√© cette p√©riode, la marquant √† sa mani√®re, d'une fa√ßon transversale, par une action de charit√© non conventionnelle et tardivement reconnue. Jean-Claude Didelot, qui fut, durant vingt ans, son principal collaborateur, lui consacre aujourd'hui un ouvrage de "pi√©t√© filiale" qui en dit long sur cette √©poque et la n√ītre. Pourquoi aime-t-on un livre ? 1/ Parce qu'il nous fait rencontrer des personnages hors du commun et nous raconte de belles histoires. 2/ A cause du style : il faut qu'il soit original, dr√īle, √©mouvant, po√©tique. 3/ Parce qu'il est savamment compos√©... Ce sont bien les trois qualit√©s principales du dernier essai de Jean-Claude Didelot. Pour avoir √©t√© l'√©diteur, chez Fayard et notamment de la collection "Enfants du Fleuve", puis depuis quelque temps √† son compte, aux √©ditions du Jubil√©, de plusieurs centaines de livres, dans lesquels il s'est souvent beaucoup impliqu√©, l'auteur a un vrai savoir-faire. Or il est √©vident que de tels compliments vont l'exasp√©rer. Car nous avons affaire √† un homme bless√© qui n'√©crit pas un livre pour le plaisir ni pour faire plaisir. Il y a quatre ans en effet Jean-Claude Didelot √©tait √† la t√™te, depuis fort longtemps, d'une organisation humanitaire - "Enfants du M√©kong" - fond√©e par une tr√®s forte personnalit√© : Ren√© P√©chard. Mais au moment o√Ļ il croyait passer √† une vitesse sup√©rieure avec des projets grandioses, immobiliers notamment, au service des jeunes Asiatiques pauvres, il perdit le soutien de ceux qui l'entouraient, liguant contre lui ceux qui pensaient qu'il en faisait trop et ceux qui pensaient qu'il n'en faisait pas assez. Et il dut d√©missionner. Il ne le savait pas encore, mais ce fut une gr√Ęce pour lui. Ainsi put-il consacrer tous ses efforts √† la refondation de la maison d'√©dition dont le grand groupe au sein duquel il l'avait cr√©√©e ne voulait plus rien savoir. Ainsi put-il surtout m√©diter sur son propre destin et peut-√™tre, pour la premi√®re fois, se trouver une vraie l√©gitimit√© dans le personnage qu'il √©tait devenu aux yeux des autres et que, jusqu'√† pr√©sent, il avait toujours consid√©r√© avec une sorte de recul, comme ext√©rieure √† lui-m√™me, ce qui lui conf√©rait cette sorte d'humour d√©cal√©, cause probable de la plupart de ses d√©convenues avec le genre humain. Cette l√©gitimit√© int√©rieure, il la trouve en comparant sa vie √† celle de Ren√© P√©chard, le fondateur, en 1968, de "l'association pour la protection de l'enfance au Laos", qui deviendra "Enfants du M√©kong", lorsque la trag√©die de l'Indochine d√©bouchera sur la fuite √©perdue de dizaine de milliers de boat-people... Cela nous vaut donc l'expos√© savoureux de deux destins crois√©s, de deux personnalit√©s qui, au d√©part, avaient peu de choses en commun. Fils g√Ęt√© d'un g√©n√©ral qui avait toujours √©t√© du "bon c√īt√©", issu d'un milieu d'√©lite, Jean-Claude Didelot, avait commenc√© une carri√®re de marin au long court. Plus tard, il se marierait, aurait quatre enfants, ferait une belle carri√®re au sein du groupe Hachette... Orphelin, Ren√© P√©chard trouva malin, vers la fin de la guerre, de s'engager dans la L√©gion des Volontaires Fran√ßais, puis de refuser de porter l'uniforme allemand, avant de devoir s'engager au plus vite dans la L√©gion √©trang√®re pour sauver sa peau. Il rata son mariage et resta seul tout le reste de sa vie. En Indochine, il fut fait prisonnier longuement par les communistes, puis fut suspect√© d'√™tre un agent de la CIA... Jamais en gr√Ęce nulle part, il trouva tout de m√™me le moyen de fonder un cabinet dentaire au Laos o√Ļ il devint bient√īt le dentiste des pauvres, puis le sauveur de nombreux orphelins pour lesquels il cr√©a des foyers, inventa un syst√®me de parrainages par des Occidentaux... Une foi chr√©tienne jamais d√©mentie √©tait son viatique indestructible. Comment Ren√© P√©chard et Jean-Claude Didelot se rencontr√®rent-ils ? Il faut le d√©couvrir dans ce livre, qui entrecroise quelques beaux textes d'√©poque du premier et les souvenirs ou parfois les notes sur le vif du second. Toujours est-il qu'il y eut un moment o√Ļ Ren√© P√©chard vit le fruit de ses efforts, se trouva √† la t√™te d'une association qui faisait √©norm√©ment de bien dans ces p√©riodes troubl√©es o√Ļ l'Asie du Sud-Est toucha le fond de l'enfer... Jean-Claude Didelot le seconda et, apr√®s sa mort, en 1988, lui succ√©da. L'oeuvre prit alors une extension consid√©rable. Mais il y eut par deux fois au moins, des moments o√Ļ Ren√© P√©chard fut d√©stabilis√©, vou√© aux g√©monies par ceux-l√† m√™me qui auraient d√Ľ les soutenir et qu'il avait lui-m√™me mis en place... A ces moments-l√† des calomnies sur son pass√© ou son activit√© pr√©sente furent distill√©es. Jean-Claude Didelot les √©voque pour les dissiper avec des documents indiscutables. Et pour faire bonne mesure, il adosse son livre √† un C√©d√©rom accumulant documents et photos et √† un site Internet qui les reprend, les d√©veloppe et appelle aux t√©moignages nouveaux qui r√©tabliront, s'il en √©tait besoin, la stature du fondateur, faisant appara√ģtre pour ce qu'elles √©taient les vilaines pol√©miques anciennes. Et l'on comprend bien que ce livre a une vocation de refondation, il √©tablit l'h√©ritage indiscutable du fondateur, en d√©gage l'essentiel, √† charge pour tous ceux qui s'en revendiquent de prouver qu'ils sont bien dans la ligne. Quand donc, Jean-Claude Didelot relit sa propre vie, il se rend compte que ses r√©centes √©preuves ressemblent √©trangement √† celles subies par "Tonton", car tel √©tait le surnom donn√© √† Ren√© P√©chard par les jeunes Vietnamiens qu'il avait sauv√©s et √† l'√©gard desquels il avait exerc√© une paternit√© bienfaitrice. Et puis Jean-Claude Didelot n'a-t-il pas re√ßu √©galement ce m√™me surnom, et n'a-t-il pas finalement exerc√© de plus en plus cette m√™me paternit√© de substitution, toujours plus et pourtant jamais assez par rapport √† la souffrance de tous ces jeunes coup√©s de leur famille, qu'ils soient rest√©s dans leur pays, ou immigr√©s, parfois apr√®s un p√©riple tragique, et en mal d'int√©gration dans une soci√©t√© fran√ßaise de plus en plus blas√©e et √©go√Įste. Jean-Claude Didelot, confront√© aux diff√©rences de mentalit√©s entre Occident et Orient, se forge alors une doctrine de la paternit√© qu'on lui reprochera beaucoup et qui, pourtant, a port√© des fruits consid√©rables. Il devient de plus en plus patriarche et donc cible √† d√©boulonner... Les plus belles pages du livre sont par ailleurs celles qui donnent une petite id√©e des vingt missions d'√©valuation effectu√©es par lui au Vietnam, en Tha√Įlande, aux Philippines... L√† se trouve exprim√© tout l'amour de Jean-Claude Didelot pour une civilisation asiatique avec laquelle il se sent tant d'affinit√©s, et tout son amour pour une chr√©tient√©s √† laquelle un long martyre donne une jeunesse fabuleuse. Le miracle de ce livre est de n'√™tre g√Ęt√© par aucune amertume. Bien au contraire, on le voit au d√©part d'une nouvelle aventure, comme celle de cet Institut du Fleuve, qui s'est donn√© pour mission d'accompagner les jeunes expatri√©s (√©tudiants ou professionnels) dans leurs projets de micro-d√©veloppement au service de leur pays d'origine. Encore un projet qui prendra du temps √† √™tre admis, dont on contestera sans doute les m√©thodes ou le manque de m√©thode, comme il arrive chaque fois que quelqu'un fonde quelque chose, ce qui n'est pas donn√© √† tout le monde. Un livre de combat donc, mais qui m√®ne la bataille de l'avant, sans aucun r√®glement de comptes. Une certaine mani√®re aussi d'√™tre fid√®le √† une France qui s'√©tait cru capable d'apporter la "Civilisation" et la libert√© √† des peuples avec lesquels, malgr√© tant de vicissitudes de l'Histoire et d'ann√©es de barbarie, elle a gard√© des rapports d'amiti√© profonde, voire des liens de sang et spirituels. "Un soir, j'ai vu arriver des prisonniers en provenance de Di√™n Bien Phu, ceux que leVi√™t Minh appelait des "criminels de guerre". Tous √©taient des officiers de renseignements et des aum√īniers, aussi bien catholiques que protestants d'ailleurs. Prisonnier avec d'autres, je n'√©prouverai plus avec une grande acuit√© le sentiment d'√™tre malheureux : nous l'√©tions tous, n'est-ce pas ? Comme nous partagions le m√™me sort, notre regard sur nos vies b√©n√©ficiait de la somme des espoirs que nos cŇ?urs recelaient. Alors, on s'entraidait, on plaisantait ensemble sur la disparition progressive de nos muscles, nous devenions curieusement une communaut√© de destins tendue vers !a libert√© dont on se disait sans cesse : elle reviendra ! Evidemment, le seul "cat√©chisme" autoris√© sur le secteur √©tait le marxisme ; on avait droit r√©guli√®rement d'ailleurs √† des " sermons" d'un nouveau genre dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils √©taient mille fois plus ennuyeux ou soporifiques que les pires hom√©lies encaiss√©es dans les √©glises. Avec ces aum√īniers, j'ai v√©cu durant quelques mois. Quand la surveillance des ge√īliers se rel√Ęchait un peu, nous partions. Les familiers des camps pourraient raconter l'enrichissement spirituel et intellectuel que furent pour eux ces moments de rencontre o√Ļ l'esprit disponible peut laisser libre cours √† son d√©sir de construire et de creuser le sens de la vie et des choses. Sans explication nous f√Ľmes s√©par√©s. On me joignit √† un groupe de Vietnamiens qui, bien que prisonniers, travaillaient. Peu apr√®s, un certain nombre de prisonniers sont partis ; je leur ai demand√© de ne pas m'oublier lorsqu'ils seraient de nouveau en contact avec les autorit√©s fran√ßaises. J'ai pu tr√®s vite constater qu'ils ne m'avaient pas laiss√© tomber. Apr√®s avoir √©t√© transf√©r√© du camp o√Ļ j'√©tais vers une infirmerie dans une mine du plateau de Thai Nguy√™n. "L'exp√©rience de la vie me faisait encore d√©faut, mais je ressentis confus√©ment que l'humanit√© profonde qu'il d√©gageait √©tait fond√©e, par-del√† les √©preuves - et sans doute gr√Ęce √† elles - sur une foi qui la transcendait... [...] Et moi, qui avais d√©j√†, selon la chair, un p√®re qui comblait les d√©sirs de mon cŇ?ur, j'ai trouv√© en Ren√© P√©chard un autre p√®re. Le premier s'√©tait toujours trouv√© du bon c√īt√©, et sa vie s'√©tait d√©roul√©e toute droite. Le second avait toujours partag√© le sort des vaincus et sa vie avait √©t√© un perp√©tuel recommencement. C'est ainsi que ma vie, pourtant issue d'un milieu et d'une histoire tellement diff√©rents, rejoignit la sienne en 1968. J'√©tais alors, comme beaucoup de jeunes gens de mon √Ęge, de mon milieu social et de mon √©ducation, bard√© de certitudes o√Ļ religion, convictions et conditionnement se m√™laient. Le parcours parfois douloureux sur lequel je m'engageai √† sa suite, en me d√©pouillant du confortable partage entre les bons (o√Ļ nous nous situons volontiers) et les mauvais (les autres !) me conduirait √† consid√©rer les fruits plus qu'√† m'en remettre aux incantations vertueuses."  

nouvelle cité - Décembre 2004

Piété filiale. Des certitudes à la foi avec René Péchard
Deux itin√©raires parall√®les parsem√©s de belles rencontres, d'emb√Ľches, p√®res tous deux pour des milliers de jeunes asiatiques en d√©tresse. Don de soi, don de foi... lecture charg√©e d'√©motions √† savourer sans tarder.  

Famille Chretienne - du 10 au 16 juillet 2004
Hebdomadaire catholique

Rarement livre aura autant m√©rit√© son titre de "PIETE FILIALE" 3521606 : Jean-Claude Didelot, qui fut longtemps pr√©sident de l'association Enfants du M√©kong, rend hommage √† celui qui en fut le fondateur : Ren√© P√©chard. Plus qu'un fondateur, un homme dont la vie chaotique a quelque chose de proph√©tique : engag√© dans la LVF, puis √† la L√©gion √©trang√®re, soup√ßonn√© d'intelligence avec le Vi√™t-minh, son CV aurait pu en faire un paria pour notre temps. De cette existence bless√©e et lumineuse, la Providence s'est charg√©e pour faire des merveilles. A Vientiane o√Ļ il vivait, P√©chard fut saisi par la triste condition des enfants ; il sollicita en France des parrainages : Enfants du M√©kong √©tait n√©. Le drame des boat people au milieu des ann√©es 70 prouva que l'intuition du fondateur relevait du surnaturel. Lisez ce portrait de celui qui est, avec Marcel Van, un cadeau du Vietnam pour les hommes d'aujourd'hui. Etienne de Montety Pi√©t√© filiale - Des certitudes √† la Foi avec Ren√© P√©chard, par Jean-Claude Didelot, √©d. du Jubil√©, 380 p. (en bonus, un c√©d√©rom), 20‚?¨.  

La croix - Jeudi 29 juillet 2004


Comme son titre l'indique, il s'agit d'un hommage. Sous forme d'un dialogue restitu√© √† l'aide de documents d'archives, Jean-Claude Didelot dresse le portrait √©mouvant de Ren√© P√©chard, aventurier au cŇ?ur humble et bon, qui apr√®s sept ann√©es dans les prisons vietminh, a fond√© √† Ventiane puis √† Paris l'Association pour la protection de l'enfance du Laos. Objectif: venir en aide aux orphelins du Laos et enfants d√©munis des camps de Tha√Įlande et du Cambodge, en leur permettant d'√©tudier en France. En 1968, cette association deviendra les Enfants du M√©kong et Jean-Claude Didelot en assurera la direction de 1988 (apr√®s la mort de ¬ętonton ¬Ľ P√©chard) √† 2001. √? la t√™te des Enfants du M√©kong, Didelot subira les m√™mes calomnies que P√©chard, accus√© tour √† tour d'avoir d√©sert√© de la L√©gion √©trang√®re ou de renseigner la CIA... L'auteur raconte aussi comment il a fond√© en 1979, alors qu'il √©tait membre de la direction du groupe Hachette, les √?ditions du Sarment-Fayard. Ce jeune homme qui, comme tant d'autres, avait partag√© la vie de la famille Didelot, s'est suicid√©. ¬ęJe ferai dor√©navant des livres, se promet-il alors, pour ceux qui trouvent la vie trop compliqu√©e. ¬Ľ Un beau r√©cit humain et spirituel.  

Stella Maris - juillet/ao√Ľt 2004

Des certitudes à la foi avec René Péchard
Des certitudes √† la foi avec Ren√© P√©chard La vie extraordinaire de R.P√©chard, le fondateur de l'Association des "Enfants du M√©kong". Son parcours tumultueux (errance de la guerre, M√©gion √©trang√®re, camps vietminhs, arriv√©e du r√©gime communiste), son combat pour l'enfance du Sud-est asiatique, son t√©moignage de courage et de foi. En annexe, un CD-Rom avec plus de 500 documents. Par Jean-Claude Didelot, 384 pages, 14x20,5 cm ‚?¨ 20.- CHF 32.-  

Bulletin de l'ACASEA - novembre 2004
ACASEA : Amitié et Coopération avec le Sud-est asiatique
Piété filiale
Histoire d'une amiti√© sans faille entre deux hommes tr√®s dissemblables au d√©-part : Ren√© P√?CHARD, n√© en 1912, un peu aventurier-id√©aliste, combattant au Viet-Nam en 1946, prisonnier du Vi√™t-Minh de 1950 √† 1956, devenu dentiste malgr√© lui et sans dipl√īme au Laos en 1956, rest√© c√©libataire pour √™tre le "tonton" de milliers de jeunes Asiatiques en d√©tresse. Jean-Claude DIDELOT, n√© en 1940, d'abord officier de Marine, devenu un jour parrain d'un jeune Laotien sans savoir jusqu'o√Ļ cela le m√®nerait...
En 1968, les deux hommes se rencontrent pour la première fois, à Orly. Péchard s'ouvre de toute une vie de peine et de combats à ce jeune inconnu. Lequel se met d'emblée à sa disposition et prend une année de congés sans solde pour s'occuper avec lui de l'Association pour la Protection de l'Enfance du Laos. Péchard, qui a créé des foyers dès 1958 à Vientiane, pour des jeunes Laotiens, Vietnamiens et Français, a également commencé à faire partir pour la France plus de 500 enfants eurasiens, qui seront accueillis surtout dans des pensionnats.
Les deux hommes visitent parrains et filleuls en France, cr√©ent les premi√®res d√©l√©gations, avant de se r√©partir les r√īles, P√©chard en Asie, Didelot en France, o√Ļ il anime l'antenne fran√ßaise de l'association qu'ils fondent ensemble avant le re-tour de P√©chard au Laos. Il se marie et aura 4 enfants. Il quitte la Marine, entre au groupe Hachette o√Ļ il progressera jusqu'√† fonder en 1979 les √?ditions du Sarment (d√©partement de Fayard).
Fin 1975, Péchard doit quitter le Laos. Les deux associations fusionnent pour devenir "les Enfants du Mékong". Les deux amis l'ouvrent à tous les jeunes du Sud- Est Asiatique, parrainés chez eux, et aux réfugiés qui commencent à arriver en France.
En juin 1988, une personne r√©cemment arriv√©e √† cette association tente d'en prendre le contr√īle, et s'attaque √† l'honneur de son pr√©sident. C'est un coup dur de trop, et alors qu'il passe la nuit √† Nogent le Rotrou, en tourn√©e de visites, la mort le terrasse.
Il a laiss√© une longue lettre et une cassette enregistr√©e √† Korath, en Tha√Įlande, le 8 janvier 1985, alors gu'il se sentait tr√®s fatigu√©, d√©signant Didelot comme successeur. Celui-ci sera √©lu √† l'unanimit√© et d√©clare √† ce moment avec beaucoup de respect et d'affection que d√©sormais son pr√©d√©cesseur et lui se partageront la t√Ęche g√©ographiquement : "Lui au Ciel, moi ici-bas - Lui se r√©servant l'essentiel, moi r√©coltant ce qu'il avait sem√©".
De fait ce sont les initiatives, les "intuitions contagieuses", le d√©vouement total aux enfants asiatiques les plus pauvres, les plus fragiles, que Didelot fera fructifier : 14ooo parrainages, √©largissement de l'aide aux enfants de Tha√Įlande et aux prostitu√©es, victimes innocentes de ce pays, aux enfants des Philippines, aux enfants (et leurs familles) d'Indochine, r√©fugi√©s en France, aux secours dans les camps de premier accueil, √† la promotion dans une certaine mesure de la francophonie, √† la m√©fiance vis-√†-vis de certaines ONG qui, sous couvert de g√©n√©rosit√©, "se constituent des rentes de situation", et se conduisent en ma√ģtres dans des pays "exsangues mais souverains".
Didelot quitte "Enfants du Mékong" en mars 2001, devant des difficultés similaires à celles qu'avait plus d'une fois connues Péchard, et sur lesquelles l'auteur ne veut pas lever le voile- Il se consacre désormais à l'édition : du Sarment, du Jubilé (déjà plus de 1000 titres). Il fonde aussi l'Institut du Fleuve, voué aux échanges entre l'Occident et l'Asie du Sud-Est, pour 'étendre l'aide matérielle à l'échange culturel", "vocation qui est plus de faire grandir que de grandir".
Chemin faisant, au cours des évocations de ce livre, le lecteur du bulletin de l'ACASEA pourra constater les nombreuses convergences, les préoccupations communes, la collaboration avec les mêmes amis.
 

L'Ange Gardien - Novembre/décembre 2004


Des certitudes √† la Foi avec Ren√© P√©chard 380 p. 20 ‚?¨ Gratuit : un CD de documents in√©dits. Toute sa vie, Ren√© P√©chard a partag√© la solitude de l'orphelin, l\‚??humiliation du r√©fugi√©, la d√©tresse des sans-papiers, la d√©r√©liction du prisonnier, l'opprobre du calomni√©. "Seuls les yeux qui ont beaucoup pleur√© peuvent voir le malheur des autres... C'est parce que je crois que j'agis". Une extraordinaire aventure humaine et spirituelle. Au service des "Enfants du M√©kong", de l'Institut du Fleuve. Vous serez boulevers√©s par cette vie hors-normes de Ren√© P√©chard.  

L'écrivain combattant - octobre 2004

Piété filiale
C'est avec une sinc√©rit√© et une reconnaissance infinies qu'est compos√© ce livre, augment√© d'un CD riche de documents et de t√©moignages, racontant la vie de Ren√© P√©chard, ce ma√ģtre √† penser et √† agir qui a consacr√© sa vie √† soulager la d√©tresse et la mis√®re des milliers de jeunes asiatiques, sous le drapeau des Enfants du M√©kong, √† comprendre la solitude de l'orphelin, la d√©tresse des sans-papiers. D√©livr√© des prisons vi√™t-minh, il a r√©ussi, en faisant partager sans cesse autour de lui la confiance, le courage et la foi, √† autant le besoin de m√©moire que la n√©cessit√© d'une approche historique, seul moyen peut-√™tre d'√©chapper aux exc√®s du ressentiment.  

L'écrivain combattant - Octobre 2004

Piété filiale
C'est avec une sinc√©rit√© et une reconnaissance infinies qu'est compos√© ce livre, augment√© d'un CD riche de documents et de t√©moignages, racontant la vie de Ren√© P√©chard, ce ma√ģtre √† penser et √† agir qui a consacr√© sa vie √† soulager la d√©tresse et la mis√®re des milliers de jeunes asiatiques, sous le drapeau des Enfants du M√©kong, √† comprendre la solitude de l'orphelin, la d√©tresse des sans-papiers. D√©livr√© des prisons vi√™t-minh, il a r√©ussi, en faisant partager sans cesse autour de lui la confiance, le courage et la foi, √† cr√©er un vaste mouvement de soutien qui est en m√™me temps une extraordinaire aventure humaine et spirituelle.