Tous les chercheurs le savent : à un problème posé, il faut d’abord imaginer une solution avant de vérifier, par l’expérience, que cette solution peut être retenue. Ainsi procède la science, d’hypothèse en conclusion. Mais ainsi va aussi l’histoire dont seul le dernier acte permet de saisir le sens.
Le raisonnement de l’auteur relève ici de la même logique : c’est en ce qu’elle paraît susceptible d’expliquer l’inexplicable que “la foi est une hypothèse qui fonctionne ”.
Après bientôt (peut-être) 60 ans de sacerdoce, après des années de service de l’Eglise dans des fonctions qui sont celles de tous les responsables, l’auteur essaie d’exprimer l’émerveillement qui le saisit, dans sa retraite, devant la cohérence entre les activités humaines et la religion.
Ni philosophe, ni théologien, mais seulement observateur, il a voulu essayer tout simplement de rendre compte de cette cohérence.
L’ambition de l’ouvrage est d’essayer de guider le chercheur, soit dans le brouillard de ses souvenirs, soit dans l’exploration d’un monde inconnu. Pour les uns, ce sera comme retrouver l’éclat d’un métal oxydé par le temps ; pour les autres la surprise de la découverte. Pour les uns et pour les autres, le souci du guide est de se dégager de l’habitude et de porter un regard neuf sur des vérités éternelles. Le risque couru ne diffère pas de celui de la science, qui a besoin de l’expérience pour mesurer la valeur de ce qu’elle a conçu.
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